• French
  • English
Plan du site
Menu utilisateurs
1. Deuxième ville de france
2. Porteuse de grands projets
3. Pôle économique
4. Capitale Culturelle
5. Pôle d'excellence
6. Réseaux internationaux

M. Jacques Rocca Serra
Adjoint au Maire de Marseille
Délégué à la coopération décentralisée avec les pays du bassin méditerranéen et aux relations internationales



30-07-2010 
Allocution de M. Jacques Rocca Serra Version imprimable Suggérer par mail
Allocution de M. Jacques Rocca Serra, Adjoint au Maire de Marseille, délégué à la coopération décentralisée avec les pays du bassin méditerranéen et aux relations internationales, lors de l'installation officielle du Conseil International de la Ville de Marseille le 2 décembre 2002.


Monsieur le Maire,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le secrétaire d'Etat,
Monsieur le Préfet de Région,
Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames, Messieurs les Consuls,
Mesdames , Messieurs les Elus,
Mesdames, Messieurs les Présidents,
Mesdames, Messieurs,

Je voudrais tout d'abord remercier le Maire de Marseille,

Jean-Claude Gaudin, d'avoir accepté de créer ce Conseil International, et surtout, d'avoir impulsé, depuis son élection, une politique des Relations Internationales aussi dynamique.

En effet, depuis quelques années, notre Ville a mené une politique extrêmement efficace en la matière :

- En se réinsérant au plus haut niveau dans tous les réseaux internationaux,
- En organisant des manifestations Internationales d'envergure,
- En accueillant des organismes prestigieux comme l'Institut de la Méditerranée, l'Institut Mondial de l'Eau et, demain, celui de la Banque Mondiale.
- Notre Ville a multiplié les voyages et les accords de coopération décentralisés avec les villes du Bassin Méditerranéen, et au-delà, avec des villes comme Shanghai ou Montevideo.
- Elle est également en passe de signer de nouveaux accords de jumelages avec Marrakech et Tunis.
- Enfin, elle accueille de plus en plus de délégations étrangères d'importance.

Ce foisonnement vient récompenser les efforts déployés ces dernières années par Marseille pour s'affirmer comme un carrefour d'idées et d'échanges.

Par ailleurs, tous les acteurs de notre ville, qu'ils soient économiques, sociaux, universitaires ou culturels, interviennent eux aussi dans le domaine des Relations Internationales.

« Il n'y a pas de grande métropole sans image, sans identité forte. »

Les Relations Internationales représentent pour l'image et le développement de notre cité un «  atout exceptionnel ».

D'autres indices majeurs tels l'essor du tourisme, l'implantation de grandes entreprises internationales, notamment dans le domaine des télécommunications, l'arrivée du TGV, le renouveau du Port ou le succès de la Zone Franche, renforcent le rôle de Marseille comme « Métropole d'équilibre » au centre des relations entre « l'Europe du Nord / la Méditerranée, l'Afrique, l'Extrême-Orient et l'Amérique Latine ».

A ce propos, la présence à Marseille de 65 représentations Consulaires révèle l'importance stratégique de notre ville.

Cette politique doit désormais être consolidée, amplifiée et s'appuyer sur un partenariat privilégié entre la Municipalité et tous ceux qui par leurs activités participent au développement et au rayonnement international de notre cité dans le monde.

Cela nécessite une cohérence plus forte, une coordination affirmée et la définition d'une stratégie plus réfléchie, plus construite.

L'ensemble de ces éléments nous a conduit à la création du Conseil International de la Ville de Marseille, dont le premier objectif est :

1) De proposer une stratégie de développement des Relations Internationales, et de renforcer l'image de notre Ville.

- Le Bassin Méditerranéen restant notre champ d'action privilégié,
- Devons-nous choisir des cibles géographiques comme par exemple Milan pour essayer de créer un nouvel axe Milan-Lyon-Marseille ?
- Devons-nous plutôt choisir des cibles thématiques comme les nouvelles technologies ou la Francophonie ?
- Devons-nous conforter nos liens avec Shanghai ou Montevideo, ou en créer d'autres, notamment avec le Québec, avec lequel nous n'avons que peu d'échanges, et qui n'a pas de représentation consulaire à Marseille ?

C'est pour répondre à toutes ces questions, pour opérer ces choix, pour déterminer ces cibles, que nous avons besoin du savoir des universitaires, de l'expérience du monde économique, de la sensibilité du monde intellectuel et social.

J'en profite pour remercier, très sincèrement, tous les membres de ce Conseil d'avoir accepté de participer à nos réflexions.

2) Le deuxième objectif consiste à favoriser la prise en compte de la dimension internationale dans tous les grands projets d'agglomération, ainsi que de faire avancer concrètement les dossiers internationaux de Marseille.

Euro-méditerranée, Monsieur le Ministre, que vous visiterez dans quelques instants et dont notre 1 er adjoint,

Renaud Muselier, s'occupe avec tant d' ardeur, en fait partie.

Il en est de même de l'amélioration des voies de communication et des transports, qui sont le « Primum Movens » de l'économie.

A ce sujet, nous regrettons que le précédent gouvernement ait supprimé l'achèvement de la liaison « Rhône-Rhin » qui aurait facilité, via Marseille, l'accession au cœur de l'Europe, évitant le détour par Rotterdam.

Autre exemple, l'implantation à Marseille de structures Européennes ou Nationales, comme l'Agence de Sécurité Maritime ou le Centre Français du Commerce Extérieur.

3) Enfin, notre troisième objectif est de mettre en synergie l'ensemble des forces vives de l'Aire Métropolitaine Marseillaise.

Ce conseil International peut se définir comme un outil pour identifier, évaluer, diagnostiquer tous les éléments de son rayonnement International, et mettre en cohérence les actions de tous les acteurs participant à l'essor de la Cité.

Dans les mois à venir, nous allons lancer une concertation pour faire le point sur la situation réelle à l'International, évaluer nos forces et nos faiblesses et les opportunités que peuvent nous offrir la mondialisation des échanges, tant au niveau économique, scientifique, technique ou culturel.

Monsieur le Ministre, en cette région majeure de l'Europe du Sud, nous nous situons au centre de 3 grands phénomènes susceptibles d'apporter des distorsions importantes :

- L'ouverture de l'Union Européenne aux pays de l'Est,
- L'évolution future de la rive Sud du Bassin Méditerranéen,
- La Mondialisation.

Préoccupés par leur avenir, les Villes de Barcelone, Gênes, Lyon et Marseille se sont associées dans « la Charte de l'Alliance » pour renforcer l'action du processus de Barcelone qui doit impérativement être intensifié en raison de l'importance de l'enjeu que la Méditerranée représente pour l'Europe.

L'ouverture de l'Union Européenne aux pays de l'Est doit s'accompagner d'un indispensable rééquilibrage entre les deux rives de la Méditerranée.

Nous sommes d'ailleurs persuadés, qu'après l'ouverture de l'Union Européenne aux pays de l'Est, Bruxelles ne pourra pas concentrer tous les pouvoirs. Il sera probablement nécessaire de les décentraliser dans une ville à l'Est et une au Sud, afin de rapprocher l'Europe de ses citoyens. Elle en a bien besoin !

Au Sud, Marseille, qui se prépare à devenir «  une capitale institutionnelle Européenne »  , peut s'imposer par sa position géo-stratégique, son histoire, le creuset de sa population et sa volonté politique affirmée. Ces atouts font de notre Métropole un partenaire incontournable, un trait d'union, dont l'intérêt est partagé avec les pays du Sud.

Nous souhaitons que l'Union Européenne nous apporte son appui, ainsi que, bien évidemment, l'Etat français.

Monsieur le Ministre, nous tenions à vous remercier très sincèrement d'avoir accepté de mettre en place ce Conseil International de la Ville de Marseille.

Votre présence lui confère une dimension particulière et témoigne que vous aurez à cœur de soutenir la stratégie Internationale de la deuxième ville de France dans ses ambitions méditerranéennes.

Merci.